
Le juge a en tout cas estime que cet homme de plus de 60 ans était resté dans les limites raisonnable dans ce qu’il convient de nommer la liberté d’expression. Robert Riblet fait en effet l’objet d’une poursuite en diffamation intentée par la française des jeux suite à ses propos de février 2006 sur une radio nationale (Europe 1 pour ne pas la citer).
Celui avait dénoncé les discriminations dont certains joueurs étaient victimes en prenant l’exemple des jeux de grattage de la française des jeux qu’il accusait de « tricherie organisée ».
Le tribunal a estimé que le terme employé «pour vif qu'il soit, ne dépasse pas les limites admissibles de la liberté d'expression dans une telle controverse». Le débat a poussé la française des jeux à révéler certaines de ses méthodes. Les tickets à gratter contenus dans les carnets fournis aux buralistes ne semblent pas être repartis au hasard. Les carnets contiennent apparemment un tiers de billets gagnants (petites sommes) et deux tiers de billets perdants. Les situations dans lesquelles tous les tickets d’un carnet sont gagnants ou à l’inverse aucun ticket n’est gagnants sont donc évitées.
Les petits points de ventes seraient donc favorisés puisqu’ils auraient proportionnellement plus de gagnants. La française des jeux déclare à ce propos qu’elle «a une volonté de répartition égalitaire sur le territoire». C’est ce qu’elle nomme le hasard ‘encadré’. Curieuse notion pour un phénomène qui définit des actions que l’on ne peut justement pas prévoir a priori…


