
Le Danemark, la Suède et la Norvège comptent prochainement mettre en place une législation pour le contrôle des jeux en ligne sur leur territoire respectif. L’Union Européenne souhaite la mise en place de la réglementation sur les jeux en ligne chez l’ensemble de ses membres. Poker, paris sportifs et paris hippiques seraient alors contrôlés en attendant ce que sera le destin des jeux de casino, ceux par lesquels tout a en fait commencé…
La Suède et la Norvège, deux pays dont les paris sont actuellement régis par des monopoles d’état rencontrent des difficultés pour satisfaire les exigences européennes. Depuis le mois de juillet dernier la Norvège met en place des mécanismes qui ont pour but de bloquer les prises de paris. Elle s’appuie sur l’expérience des Etats-Unis et du UIGEA mis en place fin 2006. Les études, même si on connait le caractère relatif de leur fiabilité, montrent que de nombreux joueurs norvégiens fréquentent toujours les sites de jeux en ligne off-shore.
Anniken Huitfeldt, le ministre de la culture norvégien, s’est déclaré publiquement favorable à un renforcement des mesures destinées à contrer l’activité de ces sites illégaux. Les autorités norvégiennes ont l’intention d’utiliser les fournisseurs d’accès Internet afin de bloquer l’accès aux sites off-shore. Huitfeldt, relayée par le quotidien Dagbladet, souligne que de telles mesurent ont été appliquées avec succès en Italie, en Estonie en France et qu’elles seront prochainement mises en application au Danemark.
De telles mesures éveillent la colère des libéraux pour qui celles-ci constituent une entrave à la liberté individuelle. Le leader démocrate Ove Vanebo n’a pas l’intention de laisser faire et soutient qu’il est impossible à la classe politique d’imposer ce diktat à ses citoyens. Le journal libéral « Liberalen » qualifie l’introduction du filtrage par les FAI de censure flagrante et assure que cette proposition est contraire à toutes les valeurs libérales.


