
Moins d'un an après l'ouverture du marché des jeux en ligne, les operateurs proposant des paris sportifs se retrouvent dans une position assez inconfortable. Douche froide pour ceux qui y ont trop cru…
Dégringolade des mises
Si les trios premiers mois de l'ouverture des jeux en ligne a été un triomphe pour le marche des paris sportifs, aujourd'hui la chute fait mal. Très mal. En effet, entre juin et septembre 2010, les mises s'élevaient a 248 millions d'euros. Depuis le mois d\'octobre dernier, les mises ne font que chuter… et le premier trimestre 2010 s'avère une catastrophe pour les operateurs: 26,5% supplémentaires de chute, soit un total de 147 millions d'euros pour l'ensemble des 16 sites de paris sportifs légaux, tels que Betclic, Bwin ou encore PMU.
En revanche, les mises des paris hippiques augmentent et atteignent les 241 millions d'euros pour la période de janvier à mars 2001. En ce qui concerne le poker, après une hausse fulgurante au dernier trimestre 2010, la somme des mises pour le premier trimestre 2011 se stabilise à 271 millions d'euros.
Alors pourquoi un tel effondrement des mises pour les paris sportifs? Sachant que la part des mises sur le football représente 54% des mises totales, et que le tennis n'en représente que 24%, il ne faut pas trop s'étonner des résultats décevants de ce dernier trimestre. En effet, aucun événement aussi fédérateur que la Coupe du Monde de football n'a été récemment programmée…
Par ailleurs, les sites illégaux subsistent et peuvent se montrer plus attractif que les sites autorisés, ces derniers surtaxant les joueurs et donc les décourageant très rapidement.
L'Italie n'est pas en reste…
Notre confrère européen connait également une chute au premier trimestre 2011: -2,2% pour les paris en ligne et -1% pour le poker. Soit un montant total des mises pour le poker en ligne de 806 millions d'euros et de 379,4 millions d'euros pour les paris sportifs. Selon l'AAMS (équivalent de notre Arjel national), cette légère diminution des mises s'expliquerait par la concurrence des sites illégaux mais surtout par le marché noir des paris qui persiste dans le sud du pays.
Malgré une baisse du marché italien, la situation n'est pas catastrophique. La France semble s'être un peu trop emballe sur le marche des paris sportifs, en omettant une information majeure: la culture française. Le Président de l'Arjel, Jean-François Villotte l'affirme: « Pour reconstituer une partie de leurs marges et respecter la moyenne du taux de retour aux joueurs imposés par la loi, ils ont dégradé leurs cotes, rendant les paris moins intéressants pour les joueurs. Les opérateurs ont sous-estimé l’absence de culture en France des paris sportifs, et n’ont pas adapté leur offre ».


